Le jeudi 25 juin 2020

La crise de la COVID 19 a provoqué dans le monde du travail de nombreuses conséquences. Les organismes de formation n’ont bien entendu pas échappé à la règle. Ils ont même été durement touchés, la formation n’étant, dans ce type de situation, la préoccupation principale des RH, et on le comprend bien. Malgré la mise en place rapide de moyens palliatifs par le Gouvernement (le FNE formation notamment), bien des organismes ont souffert durant cette période. Le réseau de CARIF-OREF vient de publier une intéressante enquête sur les conséquences de cette crise dans le monde de la formation. Nous en publions ici une rapide synthèse.

Tout d’abord, concernant les apprenants, on constate le poids prépondérant du manque d’équipement. Plus d’un tiers de ceux qui ont rencontré des problèmes pour poursuivre leur formation le doivent à un manque d’équipement ou une liaison internet insatisfaisante. Si l’on y rajoute les 26 % qui ne peuvent travailler seuls par manque d’autonomie ou d’aisance avec les outils numériques, c’est 63%, soit près des deux tiers, dont le handicap principal n’est pas lié à la crise mais à leur capacité à travailler à distance. Le « tout distanciel » n’est donc pas encore pour demain !

Deuxième constatation : plus de la moitié des OF interrogés (*) ont dû suspendre leurs actions de formation, un tiers même le faisant sans pouvoir donner d’indication sur la suite à leurs stagiaires. Cela prouve combien la crise a été subite et n’a pu être correctement anticipée par les organismes. On notera de plus que 44% des organismes n’ont pu maintenir leur formation que grâce à une adaptation de leur produit à une méthode distancielle. Seuls 2% n’ont rien eu à changer.

Enfin, concernant les causes de la suspension, un gros tiers est dû à l’impossibilité de former sans plateau technique et un petit tiers à l’impossibilité de mettre en œuvre une formation à distance par manque de ressource ou de solution pour cela. On note enfin qu’environ 10% des commanditaires ont annulé la formation par refus de la transformer en formation à distance.

L’étude des CARIF-OREF permet également de consulter les chiffres région par région ou secteur par secteur. Nous n’avons pas voulu alourdir cet article en entrant dans ce niveau de détails, nous invitons les lecteurs intéressés à se rapporter directement à la source (voir le lien ci-dessous). Nous noterons simplement que pour les données évoquées dans cet article, on constate que les tendances en PACA sont très proches des chiffres au niveau national.

En guise de conclusion, on peut dire que si la crise COVID 19 a permis de développer le télé-travail, force est de constater que le monde de la formation n’est pas (pour le moment ?) vraiment adapté à de telles modalités et que la formation en présentiel reste souvent un incontournable. Le blended learning étant sans doute une solution viable à court-moyen terme.

Source et site de l’étude : cliquer ici.

(*) Il n’a pas été fait, dans cette étude, de différence entre les OF par leur taille. Qu’il soit grand ou à une seule personne, chaque organisme pèse donc autant. Il convient de garder cela en tête lors de la lecture de l’étude et de cette synthèse. On peut notamment penser que les « gros OF » sont mieux adaptés à la digitalisation et à la formation à distance.

Le jeudi 25 juin 2020

La crise de la COVID 19 a provoqué dans le monde du travail de nombreuses conséquences. Les organismes de formation n’ont bien entendu pas échappé à la règle. Ils ont même été durement touchés, la formation n’étant, dans ce type de situation, la préoccupation principale des RH, et on le comprend bien. Malgré la mise en place rapide de moyens palliatifs par le Gouvernement (le FNE formation notamment), bien des organismes ont souffert durant cette période. Le réseau de CARIF-OREF vient de publier une intéressante enquête sur les conséquences de cette crise dans le monde de la formation. Nous en publions ici une rapide synthèse.

Tout d’abord, concernant les apprenants, on constate le poids prépondérant du manque d’équipement. Plus d’un tiers de ceux qui ont rencontré des problèmes pour poursuivre leur formation le doivent à un manque d’équipement ou une liaison internet insatisfaisante. Si l’on y rajoute les 26 % qui ne peuvent travailler seuls par manque d’autonomie ou d’aisance avec les outils numériques, c’est 63%, soit près des deux tiers, dont le handicap principal n’est pas lié à la crise mais à leur capacité à travailler à distance. Le « tout distanciel » n’est donc pas encore pour demain !

Deuxième constatation : plus de la moitié des OF interrogés (*) ont dû suspendre leurs actions de formation, un tiers même le faisant sans pouvoir donner d’indication sur la suite à leurs stagiaires. Cela prouve combien la crise a été subite et n’a pu être correctement anticipée par les organismes. On notera de plus que 44% des organismes n’ont pu maintenir leur formation que grâce à une adaptation de leur produit à une méthode distancielle. Seuls 2% n’ont rien eu à changer.

Enfin, concernant les causes de la suspension, un gros tiers est dû à l’impossibilité de former sans plateau technique et un petit tiers à l’impossibilité de mettre en œuvre une formation à distance par manque de ressource ou de solution pour cela. On note enfin qu’environ 10% des commanditaires ont annulé la formation par refus de la transformer en formation à distance.

L’étude des CARIF-OREF permet également de consulter les chiffres région par région ou secteur par secteur. Nous n’avons pas voulu alourdir cet article en entrant dans ce niveau de détails, nous invitons les lecteurs intéressés à se rapporter directement à la source (voir le lien ci-dessous). Nous noterons simplement que pour les données évoquées dans cet article, on constate que les tendances en PACA sont très proches des chiffres au niveau national.

En guise de conclusion, on peut dire que si la crise COVID 19 a permis de développer le télé-travail, force est de constater que le monde de la formation n’est pas (pour le moment ?) vraiment adapté à de telles modalités et que la formation en présentiel reste souvent un incontournable. Le blended learning étant sans doute une solution viable à court-moyen terme.

Source et site de l’étude : cliquer ici.

(*) Il n’a pas été fait, dans cette étude, de différence entre les OF par leur taille. Qu’il soit grand ou à une seule personne, chaque organisme pèse donc autant. Il convient de garder cela en tête lors de la lecture de l’étude et de cette synthèse. On peut notamment penser que les « gros OF » sont mieux adaptés à la digitalisation et à la formation à distance.